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 Et puis d'abord, tu sers à rien Dieu.[PV Haruna]

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sabako misoko
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MessageSujet: Et puis d'abord, tu sers à rien Dieu.[PV Haruna]   Dim 19 Avr - 11:58

Vous savez, lorsque vous êtes assis sur votre lit, regardant dans le vague, avec une sensation de vide à l'intérieur... Vous n'avez envie de rien, vous ne faîtes rien, vous attendez juste qu'il se passe quelque chose... Vous pourriez rester comme cela pendant des heures, et la mélancolie étouffe peu à peu votre coeur, si bien que vous trouvez de moins en moins de raisons de vous lever et de vous occuper n'importe comment plutôt que de rester dans cette passivité lugubre...
Le garçon savait bien que cela ne lui apporterait rien de bon, lui qui était optimiste de nature, mais il ne trouvait pas la force de sortir, ou bien d'attraper son téléphone. Il savait que parler à quelqu'un ferait inexorablement jaillir les larmes...
Il avait le coeur gros en pensant à sa famille, et rien qu'à l'évocation du visage de sa mère une boule se formait dans sa gorge. Il était dans sa chambre. Les volets à demi-fermés laissaient à peine passer la lumière froide de cet après midi d'hiver, dans un coin sa valise recouverte de vêtements, le lit défait, le blondinet dessus... Il n'avait pas rangé ses affaires dans les armoires. Ce n'était pas chez lui ici, et cela ne le serait jamais.

La séparation était dure...

Il n'avait pas mangé de la journée, il n'avait pas d'appétit, il ne s'était pas rendu en cours comme il était sensé le faire. A vrai dire, il n'était pas sorti de sa chambre, et portait encore son pyjama composé d'un pantalon de sport et d'un tee-shirt large sur lequel était représenté un nounours avec un bonnet de nuit. Il n'avait rien fait de la journée, simplement resté assis sur son lit, à être triste.

Il attrapa son oreiller, et le serra contre lui, très fort. Maman. Une larme dévala sa joue en silence.
Pourquoi, pourquoi, pourquoi! Pourquoi Dieu t'a fait ça. Et puis d'abord, tu sers à rien, Dieu.

Une autre larme.

Il revoyait le doux visage de sa mère, celle qui riait avec eux lors de leurs jeux d'enfants, qui les prenait dans ses bras pour les consoler, et qui savait toujours dire les mots qu'il fallait. Maman. On n'avait qu'une mère au monde, et il ne voulait pas perdre la sienne... Un sentiment d'injustice lui laissait un goût amer dans la bouche. Il n'y avait personne contre qui se battre, il ne pouvait pas la défendre! ... A quoi cela servait-il d'être un homme si on était incapable de protéger ceux qu'on aimait?
Il enfouit son visage dans l'oreiller.

-Biiip- Vous avez un nouveau message

Il tendit la main, tatônna un peu puis finit par attraper son portable, et releva la tête.

Oniichan,
j'espère que tu vas bien!
Je suis arrivé hier dans mon pensionnat, les gens ont l'air sympa,
et il paraît que la cuisine est bonne.
Je t'embrasse
=)


Les lèvres du garçon s'étirèrent pour former l'ébauche d'un sourire. Son petit frère trouvait toujours le moyen de penser à manger... Au moins, il allait bien, c'était le principal.
Après un suprême effort de volonté, sabako se leva, son coussin à la main, cheveux ébouriffés, yeux rougis d'avoir pleuré, reposa son téléphone sur la table de nuit, et resta quelques secondes indécis. Le message de son frère lui avait au moins permis de se ressaisir un instant, et maintenant qu'il était debout, il fallait vite qu'il fasse quelque chose avant de retomber sur son lit comme une poupée désarticulée. Il ouvrit la porte de sa chambre sans un regard en arrière, et partit droit devant lui.

Mais qui est donc ce garçon blond qui ne semble pas trop savoir où il va, pieds nus, en pyjama, avec un oreiller dans les bras? Il a l'air perdu, il regarde autour de lui, et finit par disparaitre au détour du couloir.

Là, il y avait une porte entrouverte, de laquelle émanait un peu de chaleur. Les couloirs n'étaient pas chauffés; il n'avait pas ses chaussons, il avait froid; il poussa la porte. C'était une pièce spacieuse qui offrait aux visiteurs plusieurs canapés et fauteuils autour de tables basses; une flambée ardente dans la large cheminée chauffait la pièce. Ses pieds s'enfonçaient un peu dans le tapis aux couleurs bordeaux et aux motifs fleuris, c'était doux... Il y avait une grande fenêtre avec vue sur les jardins du pensionnat, que le ciel gris attristait un peu; encadrée par d'épais rideaux rouges foncés. Dans un coin, une vieille bibliothèque. En s'approchant, il lut sur la côte des livres soigneusement rangés: L'île au Trésor, Comment s'occuper de votre hamster, Le pudding en trois leçons, Don Quichotte de la Mancha... Il passa un doigt sur la couverture du premier ouvrage. Il aimait lire, c'était une manière de rêver, aussi...
Il prit le livre, et passa devant un tableau qui représentait une scène campagnarde. Il s'attarda quelques instants à le regarder, puis poussa un lourd fauteuil confortable près de la cheminée, et s'installa dedans, le bouquin sur l'accoudoir, jambes repliées contre lui, son oreiller dans les bras. Il replongea à moitié son visage dans le coussin, ne laissant dépasser que ses yeux clairs pour regarder mélancoliquement les flammes danser dans l'âtre.
Cette pièce lui plaisait beaucoup, elle avait quelque chose de chaleureux...

Il jeta un regard à L'île au trésor, mais ne fut pas tenté de l'ouvrir. Il n'avait envie de rien, pas même de lire... La chaleur du feu était agréable, il ne bougeait plus; comme les chats roulés en boule à côté de la cheminée qui dormaient avec un air satisfait au coin des moustaches.
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Haruna
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Pouvoir : heu? att je regarde dans ma préso j'arréte le temps pour revenir en arriére
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MessageSujet: Re: Et puis d'abord, tu sers à rien Dieu.[PV Haruna]   Dim 19 Avr - 12:12

Non loin du dortoir des garçons, en fait, plus précisément dans celui des
filles, dans une chambre des plus banales, une demoiselle à la chevelure
détachée et ondulée car pour cause, elle avait pris l'habitude de la tresser
continuellement, détacha ses yeux de son ouvrage qu'elle avait commencé
récemment. Un large sourire illuminait son visage, bien qu'elle n'en pensait
rien. Son état d'esprit de ces derniers jours n'était si florissant que cela, et
rien ne l'aidait à y voir plus clair. Elle était aussi perdu qu'un chaton en
perdition dans les rues de Londres, et abandonnant sa lecture ainsi que sa
gaieté, elle jeta un regard vers le paysage qui apparaissait de derrière la
fenetre. Un jour, son frère lui a dit que l'environnement était le reflet de
l'âme, alors peut-être n'avait-il pas tort et qu'à force de ne voir que du gris,
ses pensées se noirciraient comme un croquis sous un fusain.

Elle repensa à son visage d'intellectuel, à ses manieres délicates, à ses gestes
attentionnés et à ses agissements si réfléchis lorsqu'elles la concernaient
qu'elle en pleurait presque d'attendrissement. Imaginer sa voix, était comme
s'infliger une blessure impossible à cicatriser. Son parfum, elle croyait le
sentir et ses narines se sentirent flattées par une effluve inventée de toute
pièce par l'esprit enfantin qui, avide d'affection et de tendresse, s'imaginait
le plus de visions possibles pour qu'elles se matérialisent. Au bout du compte,
énervée, haru' se redressa sur son séant et abandonna la rassurante chaleur des
couvertures. Un peu imbibées de larmes, elle les laissa sécher sans prendre le
temps de les étirer, et de ranger convenablement sa chambre. Débraillée, son
pantalon baggy ainsi que ses cheveux complètement détaché, son T-shirt noir
faisant office d'habits de nuit absorbant la température de ces derniers jours
pour lui rappeler qu'elle était en vie, elle sortit de son antre.

Sans oublier son livre sur sa table de nuit, elle parcourut en chaussettes
l'ensemble du pensionnat comme si elle était chez elle, chose qu'elle aurait
voulu.
L'appartement dans lequel ils avaient emménagé tous les deux lui
manquait atrocement, et elle s'imagina en train de parcourir ses corridors,
tandis que des pensionnaires, interrogés par ce cadavre ambulant la montrèrent
peu discrètement du doigt. En entendant leurs ricanements, elle s'extirpa de ses
rêveries et s'arrêta soudainement, comme éprise d'un sentiment de vérité. Elle
secoua brusquement son visage, réalisant qu'elle avait omis de tresser ses
cheveux. Elle aspira à faire marche arrière lorsque, soudainement, elle
pressentit une chaleur avoisinante, très proche d'elle et qui chatouillait ses
pieds presque nus, à peine recouverts d'un tissu.

Deux minutes plus tard, nous la retrouvions en face du foyer qui
constituait le pensionnat, et lui offrait un atout charme. La pensionnaire
s'arrêta devant la porte d'entrée entrouverte, intriguée d'apercevoir l'un des
fauteuils déplacé, en constatant que quelqu'un d'autre s'était installé à sa
convenance. Elle y pénétra avec hésitation et s'approcha à pas feutrés de
l'inconnu qu'elle surprit presque roulé en boule, comme un félin, au fond d'un
fauteuil aux accoudoirs épais et douillets. Elle se mit à sourire trendrement en
l'apercevant si mélancolique, paraissant si triste, tout comme elle en un sens,
sauf que lui,avait le courage de le 'réaliser.

Sur un ton qui se voulait rassurant, ses yeux fuchia ravivés par les flammes de
la cheminée, posés sur sabako, celui dont elle connaissait les tracas,
elle déclara:

- Sabako?! tu me semble bien mélancolique...bien triste... j'espére te rapporter du reconfort si cela n'est pas trop indiscret..

Elle en abandonna son but premier qui était de se détendre dans le salon,
afin d'achever son livre désormais déposé sur une table basse.
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